À partir de quel montant les banques vous considèrent comme un client « riche » ?
Qu’est-ce qui distingue vraiment un « simple client » d’un profil perçu comme riche par une banque ?
Nous vous dévoilons les critères souvent méconnus qui attisent la convoitise des établissements financiers à l’égard de certains clients.
Services cachés, privilèges et rouages bancaires : vous pourriez bien être surpris par ce que réserve la suite.
Les seuils de richesse définis par les banques
Les comptes bancaires ne sont pas de simples supports financiers : ils reflètent le niveau de vie et permettent aux établissements de classer leurs clients selon des catégories précises. Selon une enquête publiée par le Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ), les banques disposent de leur propre barème pour définir la richesse. Trois grandes catégories émergent : les clients aisés, les riches et les ultra-riches.
Un client est considéré comme « affluent » (aisé) à partir de 100 000 euros de patrimoine, et ce jusqu’à 1 million. Vient ensuite la catégorie des « High-Net-Worth-Individuals » (HNWI) ou « riches », qui concerne les personnes dépassant le million d’euros. Enfin, les « Ultra-High-Net-Worth-Individuals » (UHNWI), qualifiés d’ultra-riches, franchissent le seuil impressionnant de 30 millions d’euros. Ces repères ne sont pas figés : l’accès à la banque privée peut débuter dès 150 000 euros dans certains établissements, tandis que d’autres fixent la barre à plusieurs millions. Comme pour les voitures, on parle de gammes différentes et d’une montée en luxe progressive, selon les propos de Philippe Vayssettes.
Pourquoi les banques préfèrent les clients « aisés »
On pourrait croire que les banques concentrent leur attention sur les ultra-riches, véritables géants financiers. Pourtant, ce n’est pas le cas. Selon Felix Germann, associé chez McKinsey & Company, la tranche la plus rentable pour les banques se situe entre 100 000 et 1 million d’euros. Ces clients, qualifiés d’aisés, présentent un potentiel élevé en termes de marge, notamment grâce à l’automatisation et aux services numériques qui peuvent être largement déployés à leur égard.
Pour ces clients, les banques proposent des services avantageux : accès direct et rapide à un conseiller, suivi personnalisé sans pour autant atteindre le niveau d’accompagnement lourd et complexe exigé par les multi-millionnaires. En somme, ils bénéficient d’un juste équilibre : des privilèges exclusifs sans les contraintes de gestion très pointues que demandent les patrimoines colossaux.
Un traitement sur-mesure pour les riches et ultra-riches
Lorsque le patrimoine dépasse le million d’euros, les besoins financiers deviennent plus spécifiques : optimisation fiscale, diversification internationale, gestion d’actifs complexes… Le suivi prend alors une tournure beaucoup plus individualisée et coûteuse pour l’établissement bancaire. Dans cette configuration, les clients HNWI et UHNWI disposent d’un conseiller unique, d’une relation pérenne et de services hautement personnalisés.
Cependant, cette attention sur-mesure ne signifie pas nécessairement que les banques privilégient ces profils. Leur gestion demande du temps, des compétences spécialisées et représente donc une charge plus lourde pour l’établissement. Les clients « aisés », à l’inverse, constituent une cible idéale, suffisamment fortunée pour exiger un service supérieur à la moyenne, mais pas au point de nécessiter des dispositifs complexes.
